Alimentation et Agriculture

Alimentation et Agriculture – PV de Réunion du 29/01/2018
Résumé de la soirée « Comment animer un groupe de travail »
Pour une réunion efficace
• avoir une ordre du jour
• désigner les rôles d’animateur, de rapporteur, de gardien du temps. Différentes
personnes peuvent assumer ces postes à tour de rôle.
• rédiger un PV pour un bon suivi des points abordés
Pour qu’un groupe fonctionne bien
• définir des objectifs
• avoir une charte ou un règlement d’ordre intérieur
• définir la façon dont seront prises les décisions (consensus, …)
• définir comment on entre dans le groupe et comment on en sort

SG1 Faire se rencontrer l’offre et la demande de produits sains et de qualité de notre territoire
1. GAC de Beauraing
Des membres du groupe, affiliés au GAC, participent à la rédaction d’une charte pour définir
les critères de choix à appliquer lors du choix des producteurs. Cela doit nous inspirer dans
notre action pour rencontrer les objectifs du groupe (faire se rencontrer l’offre et la demande
des produits locaux)
2. ASBL Relais, Rochefort en transition
Une invitée, Annick Declerc, active dans Rochefort en transition, vient nous faire part de
l’expérience vécue à l’ASBL RELAIS dont l’objectif est de faire le lien entre les producteurs et
les consommateurs.
A court terme, l’ASBL a créé un marché à Rochefort. Il s’agissait d’avoir un local fixe où
producteurs et consommateurs peuvent se rencontrer.
A moyen terme, l’ASBL souhaite élargir l’offre en créant une épicerie coopérative. Les
démarches sont en cours.
A long terme, l’ASBL vise à devenir un relais de distribution vers d’autres organismes.
Annick nous fait part de l’intérêt d’une connexion entre les régions voisines en transition
notamment pour une mutualisation avec les producteurs
3. Quelques coopératives wallonnes
Nous évoquons quelques coopératives existantes en Wallonie, tel que le collectif 5C (Collectif
des coopératives citoyennes de circuit court), Agricovert
Sous diverses formes, leur but est toujours identique : faire se rencontrer producteurs locaux et
consommateurs pour valoriser les circuits courts, protéger les producteurs locaux pour éviter la
guerre des prix,
Il s’agit également d’avoir un réseau suffisamment étendu pour avoir une taille critique où tout
le monde (producteurs comme consommateurs) y trouvent de l’intérêt.
Cela permet également un partage d’informations.
Dans certaines coopératives, le travail est assuré par des bénévoles, dans d’autres il existe des
emplois rémunérés.

4. Projets de la Calestienne
Michel nous explique les perspectives de la Calestienne avec les transformations du bâtiment
de la rue de Bouillon (ancienne maison Dardenne). La création d’une coopérative sur le site
rencontre leurs objectifs. Il évoque également les coûts que cela implique.
5. Coopérative et GAC
Un débat s’entame sur la « concurrence », la survie d’un GAC en parallèle à une coopérative.
• Quid de l’implication des citoyens, des consommateurs
• Quid de la relation avec les producteurs
• Problème du rapport à l’argent, surtout si des personnes sont rémunérées par la
coopérative. Plusieurs personnes rappelle que le but de la coopérative envisagée n’est
pas de faire de l’argent mais de soutenir une communauté de producteurs.
Plusieurs personnes insistent sur le fait qu’il n’y a pas de concurrence entre les 2 mais qu’il
s’agit plutôt d’une évolution lorsque le nombre d’affiliés du GAC devient trop importante.
Nous proposons que la création de la coopérative de Beauraing soit une co-construction entre
le GAC et le groupe de transition.
A. Declerc souligne que les mêmes questions ont été soulevées à Rochefort entre l’ASBL
RELAIS et le GAC de Forzée. Actuellement leur position est d’avoir une coexistence entre les
2 mouvements (car pas situés dans les mêmes localités) et de voir l’évolution dans le futur.
Décision prise : Organiser une rencontre entre le GAC et le groupe Beauraing en Transition
pour expliquer le projet de coopérative. Elle devrait avoir lieu dans 1 mois après la réunion
du GAC le vendredi 23 février.

SG2 Planter des arbres fruitiers dans les espaces publics de notre
territoire
La commune de Beauraing n’est pas opposée à une plantation d’arbres fruitiers. Mais il faudra alors
avoir des responsables pour l’entretien. Sébastien suggère d’utiliser des poules lorsque cela est
possible.
Une possibilité est la station d’épuration en face de la base de Baronville.
Point crucial : trouver suffisamment de personnes motivées pour réaliser les plantations, en veillant
au choix de variétés adaptées.
Autres possibilités d’action :
• Récolte de fruits dans les vergers de particuliers, lorsqu’ils n’utilisent pas leur production.
• Formation à la taille des fruitiers
• Organisation d’achats groupés d’arbres fruitiers

SG3 Organiser des rencontres pour comprendre les enjeux de
l’agriculture et le métier d’agriculteur
Julie a eu des contacts, notamment avec Philippe Baret (Doyen de la faculté de bio-ingénieurs de
l’UCL) et Olivier De Schutter (Juriste, professeur de L’UCL, ancien rapporteur pour le droit à
l’alimentation à l’ONU). A suivre.

SG4 Connaître et initier la dynamique Slow Food sur notre territoire
Difficile d’obtenir de l’information et des personnes de contact auprès des organisations Slow Food
tant sur Silly que sur Namur. Dimitri attend des réponses pour avoir une personne qui puisse nous
informer sur le mouvement Slow Food.

PV 1ère réunion 
La thématique « Alimentation et Agriculture » a réuni 14 citoyens : consommateurs-jardiniers et agriculteurs désireux de se réapproprier l’espace agricole de notre terroir dont l’histoire a été évoquée. Soucieux de leur santé et de l’avenir de leurs enfants, la volonté du groupe est unanime pour soutenir une agriculture paysanne respectueuse de l’environnement.

Une question centrale s’est vite dégagée « Comment et où trouver de bons produits ? » à laquelle des initiatives concrètes apportent déjà un début de réponse avec le GAC de Beauraing-Gedinne et le tout nouveau GAC d’Hastière. Mais l’information semble ne pas encore atteindre tout ceux qui souhaitent se fournir en « bons produits de chez nous ».Plusieurs ont émis le souhait de faire circuler les infos sur des initiatives plus générales, comme l’utilisation de ses propres contenants dans les supermarchés. « comment se réapproprier la filière de ce qu’on consomme »

Un autre échange de souhait et de début de réponse a eu lieu autour des arbres fruitiers à réimplanter dans notre commune. Tout comme l’envie de jardiner seul ou à plusieurs sur un terrain commun.

Finalement, on s’est rendu compte que si le consommateur est prêt à aider le producteur notamment en lui prêtant main forte dans des moments clés, l’un et l’autre se connaissent encore parfois assez mal.  Si les consommateurs sont sensibilisés aux difficultés de l’agriculture paysanne, et ont envie de la soutenir, ils ne comprennent pas toujours avec précision ce qui fait qu’elle est menacée… (difficulté d’accès à la terre, rentabilité,…cfr PAC) et ne savent pas concrètement comment faire. Produire en cohérence avec des valeurs tout en étant viable économiquement et humainement est éminemment complexe et mérite que l’on s’y attarde un peu plus longtemps que ce que les médias actuels ont trop tendance à raccourcir et simplifier.

La Slow Food à Silly, « L’Entrepôt » à Namur sont encore d’autres sources d’inspirations qui ont été évoquées lors de cet échange riche et intense en optimisme pour notre territoire, notre planète et notre humanité !

Rendez-vous le 13 décembre pour poursuivre les discussions et les actions !